Des métadonnées, pour quoi faire ?
Mercredi 21 mars 2007Ce premier billet doit nous conduire à discuter des questions générales autour des métadonnées : concepts, fonctions, usages, aspects prospectifs.
Des métadonnées, pour quoi faire ?
Le terme de métadonnées est utilisé depuis longtemps dans certains domaines d’activité comme la description des documents géographiques, la gestion des ressources images et multimédias ou les bases de données ; sous un autre vocabulaire, le concept est au cœur de certains métiers comme ceux des bibliothèques et de l’archivistique. Il concerne aujourd’hui tous les acteurs de l’environnement numérique.
Les fonctions des métadonnées peuvent en effet être déclinées en six groupes :
- améliorer la recherche d’information et la « découverte » des ressources avec des métadonnées descriptives du contenu : titre, résumé, mots-clés, classement … Cet objectif, premier dans l’histoire des métadonnées, peut inclure des éléments sur la qualité du document et les pratiques émergentes de social tagging .
- gérer les ressources, avec deux grands sous-ensembles de métadonnées :
- d’une part, des métadonnées administratives, portant sur la propriété intellectuelle, la responsabilité, les droits d’usage et les sources utilisées .
- d’autre part, des métadonnées instancielles, ou techniques et de structure, regroupant les caractéristiques physiques ou informatiques : format, propriétés techniques détaillées de documents particuliers comme les images, dates significatives dans le cycle de vie, structure ou place dans une hiérarchie, logiciels de consultation…
- gérer les « archives »,les archives sont ici l‘ensemble des documents utiles à court et moyen terme. Dans ce processus, il s’agit « d’identifier, authentifier, localiser, et contextualiser les données, ainsi que les personnes, les processus et les systèmes qui les créent, les gèrent ou les utilisent et les politiques qui les régissent » pour garantir la qualité, la fiabilité, l’accessibilité et la pérennité des ressources .
- faciliter le partage de données et leur réutilisation ; cette fonction, importante pour limiter les coûts, passe par l’amélioration de l’interopérabilité au travers de standards, Dans le cadre du Web sémantique, l’interopérabilité entre ensembles de données concerne d’abord les machines .
- participer à la pérennité des ressources numériques, qui garantit que « l’essence du contenu est accessible pour toujours ».
- décrire les utilisateurs pour gérer les accès, leur permettre des personnalisations de consultation, analyser les comportements d’usage…
Concernant la description des ressources, on classe souvent les métadonnées selon trois grands types (ou quatre, si l’on éclate le second type) : les métadonnées descriptives du contenu, les métadonnées de gestion administratives et instancielles, et métadonnées de préservation.
Ces dix dernières années ont mis en lumière le rôle des métadonnées dans la préservation et la réutilisation des ressources, et permis de progresser dans l’adoption de standards. Toutes ces fonctions sont largement utilisées dans les projets actuels autour des collections numériques.
Il faut enfin souligner l’importance de fichiers de métadonnées pérennes et accessibles, eux aussi.Le choix de XML est un élément de réponse, et les fichiers correspondants sont théoriquement moins vulnérables que les ressources. Ils peuvent cependant également être appelés à migrer, lors d’évolution des standards ou du système d’information, et le modèle
Les Tags:Informatique, Ontologie, Meta-données, Mes Favoris, Sémantique



